De part en part

- De Paris à Parme -

La Pilotta

Mot de l'auteur

Paris en bouteilleVoici un flacon vidé de son précieux contenant, la violette de Parme, remplacé par une subtile essence de Paris diffusée dans toutes les pages de ce site consacrées à Parme.

Étudiante du Master AIGEME Ingénierie de la formation à distance de la Sorbonne Nouvelle et parisienne installée à Parme, ce site me permet de lier deux intérêts, l'un personnel et l'autre professionnel.

Débutante comme webmestre et non spécialiste de Parme et de son histoire, ce site s’enrichira de vos contributions !
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Personnages et lieux

Il est parfois difficile de dissocier lieux et personnages tant ils sont liés. C’est pourquoi nous les évoquerons dans cette même page mais dans deux rubriques différentes.

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Personnages
Lieux

Personnages

À certains moments de son histoire, Parme s’est trouvée sous contrôle français, ce qui explique les nombreux liens que l’on peut faire aujourd’hui entre la France et Parme.

Marie-Louise d'Autriche

portrait Marie-Louise

Marie-Louise, en portrait ci-contre, fait partie des personnages historiques incontournables de la ville. Deuxième épouse de Napoléon 1er, Marie-Louise d’Autriche reste peu de temps à Paris, à peine quatre ans (1810-1814). Les déroutes napoléoniennes lui font quitter la capitale.
Elle conserve suite au Congrès de Vienne de 1815 le duché de Parme Plaisance et Guastalla. Elle s’installe à Parme en 1816 et y demeure jusqu’à sa mort en 1847.
Marie-Louise a été particulièrement appréciée des Parmesans qui l’appelaient « la bonne duchesse ». Elle est en effet à l’origine de nombreuses transformations sociales et architecturales entre autres exemples en faveur des Parmesans.
À Parme, le musée Glauco Lombardi est dédié à sa mémoire.

Proust

Que vient faire Proust ici me direz-vous ? En effet, cet auteur français n'est pas une grande figure de la ville. Toutefois, ne nous refusons pas le plaisir de pouvoir citer un extrait de Du côté de chez Swann (À la recherche du temps perdu) dans lequel il est justement fait état de Parme :

Le nom de Parme, une ville où je désirais le plus aller depuis que j'avais lu La Charteuse, m'apparaissant compact, lisse, mauve et doux, si on me parlait d'une maison quelconque de Parme dans laquelle je serais reçu, on me causait le plaisir de penser que j'habiterais une demeure lisse, compacte, mauve et douce, qui n'avait de rapport avec les demeures d'aucune ville d'Italie, puisque je l'imaginais seulement à l'aide de cette syllabe lourde du nom de Parme, où ne circule aucun air, et de tout ce que je lui avais fait absorber de douceur stendalhienne et du reflet des violettes.

Lieux

Parme ou "la petite Paris"… du point de vue des monuments, la ressemblance est loin de sauter aux yeux. Néanmoins, amusons-nous ici à créer des rapprochements avec certains édifices de la capitale française.

Le palais ducal de Colorno

Ce palais de la province de Parme a une longue histoire. Il a en effet été construit en 1337. Il est considéré comme une réplique, certes beaucoup plus petite, du château de Versailles. L’architecte français Petitot a d’ailleurs œuvré à l’aménagement du palais de Colorno au XVIIIème siècle.
Voici à ce sujet un extrait de l’encyclopédie libre Wikipédia :

Philippe [de Bourbon] confia à l'architecte Ennemond Alexandre Petitot le travail d'aménager le palais qui utilisa le savoir-faire français afin que l'intérieur du palais ressemble au palais de Versailles en hommage à l'épouse de Philippe, Louise Elisabeth, fille de Louis XV.

L’architecte Petitot (mort à Parme) aurait également contribué au jardin à la française du Palais. Ce dernier fut l’une des résidences préférées de Marie-Louise au XIXème siècle.
Aujourd’hui, le parc et les jeux d’eau rappellent bien entendu le château du Roi-Soleil à proximité de Paris.

Quelques images
palais ducal de Colorno jardin du palais ducal fontaine du palais ducal

Le stradone de Parme

Ce ne sont pas les Champs-Élysées mais ce stadone (littéralement « grosse rue ») est assez imposant avec ces très larges trottoirs et ses larges voies de circulation. Tout le long des trottoirs, de très beaux bancs sont disposés. Ils contribuent à donner une élégance certaine à ce boulevard, artère principale de la ville qui débouche sur un rond-point. L’architecte Petitot a travaillé à ce projet.

La Parma

Bien que ce ne soit pas à proprement parler un monument, Parme tout comme Paris est traversée par un cours d’eau. La comparaison s’arrête là. Les dimensions encore une fois ne sont pas les mêmes. En été à Parme, le torrente Parma est à son plus bas niveau, presque sec, et aucun bateau n’y navigue durant l’année.

La Chartreuse de Parme

Il y a fort à parier que Parme évoque pour beaucoup la Chartreuse de Parme roman de Stendhal (1839), écrivain français passionné par l’Italie. Halte à ceux qui voudraient lire cet auteur pour, entre autres bonnes raisons, voyager jusqu’à Parme et découvrir cette dernière.
En effet, si l’on en croit Wikipédia :

Paul Morand nous indique, dans la présentation de la « Chartreuse de Parme » en collection Le livre de poche, la raison du choix de cette ville. Stendhal l’explique dans une réponse à Balzac: « il a choisi Parme parce qu’en 1838 ce petit grand-duché était le moins dangereux entre tous les cadres, pour une action qui se déroulait en Italie ». Le choix de Stendhal se porte sur Parme en raison du contexte politique propre au duché de Parme et Plaisance. Parme est alors sous la régence de Marie-Louise, la seconde épouse de Napoléon Ier, que Stendhal surnomme « a poor woman », et devra à son décès revenir à la Maison de Bourbon-Parme. Par conséquent, le duché ne constitue plus un élément de rivalité entre les grandes puissances et il bénéficie d’une certaine autonomie bien que Marie-Louise ait du mal à maintenir les élans révolutionnaires qui se déclarent dans sa ville, ce qui affaiblit son autorité interne et diplomatique. Stendhal s’est rendu à plusieurs reprises dans la ville qu’il jugeait « assez plate ». Le roman est en bonne partie imaginaire, d’abord par les personnages ainsi que par le décor qui met en scène une citadelle avec une immense tour Farnèse. En outre, dans les années où se déroule l'histoire, Parme était gouvernée par Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine (fille de François II et deuxième épouse de Napoléon I) et non par Ernest-Ranuce IV Farnèse, qui d'ailleurs n'a jamais existé (la dernière des Farnèse ayant épousé le roi Philippe V au début du XVIIIe siècle).

La Parme d’aujourd’hui n’est donc pas celle du roman de Stendhal, décalage temporel avant tout bien entendu, et on ne peut pas dire que ce dernier soit une figure importante de la ville.

Emeline Gabard - 2012

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